Le bar Hemingway de l'hôtel IMPERATOR à Nîmes

L'alcool coule dans la vie d'Hemingway comme dans ses œuvres. Tavel, fine à l'eau, brandy, whisky Haig, Vermouth, Armagnac, champagnes Lanson et Perrier-Jouët, bière, manimeno, absinthe, Martini… filtrent à travers chaque page du roman dont il remit le manuscrit au bar de l'IMPERATOR à Nîmes : Le jardin d'Eden.

Le bar est un élément récurrent dans l'œuvre d'Hemingway. Dans Le jardin d'Eden, les héros décident de modifier le bar de l'hôtel dans lequel ils résident. « Quelle bonne idée de ressusciter le bar. Il est tellement rudimentaire, ce bar. On va lui trouver un miroir. Sans miroir, un bar n'est pas un bar ».



Pour « Papa », le bar est plus qu'un lieu d'échange ou de dégustation. C'est un endroit où les êtres se révèlent aux autres et à eux-mêmes : « Impossible de tromper un miroir de bar », avoue-t-il. Son reflet dans le miroir du bar de l'IMPERATOR lui inspira-t-il ses lignes ?

Hemingway doit son surnom au cocktail, créé spécialement pour lui à Cuba, le « Papa doble » ou « Hemingway spécial » : double dose de rhum, aucun sucre ajouté. Diabétique, Hemingway avait décidé de réduire sa consommation de sucre. Pas celle d'alcool.
Si Hemingway est amoureux des bons vins et alcools, dans Le jardin d'Eden, il rend néanmoins un merveilleux hommage à une boisson gardoise, non alcoolisée et mondialement connue : « (…) vieux pote vieux Perrier, je t'ai toujours été fidèle, Perrier, à ma façon bordélique ».

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